Combien de LED faut-il vraiment dans un masque visage ?
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C'est la question qui décide l'achat, et c'est celle à laquelle les fiches produit répondent le moins bien. Un masque annonce huit longueurs d'onde. Un autre met en avant son nombre de diodes. Un troisième ne dit rien du tout. Voici ce que ces chiffres signifient, et lesquels regarder.
Ce qui agit sur la peau, c'est une dose
La photobiomodulation ne fonctionne pas parce qu'une lumière est allumée. Elle fonctionne parce qu'une quantité d'énergie atteint la peau, à une longueur d'onde utile, pendant une durée donnée.
Cette quantité porte un nom et une unité : la dose, en joules par centimètre carré. Elle se calcule sans mystère :
irradiance (W/cm²) × durée (s) = dose (J/cm²)
Notre masque visage délivre 40 mW/cm² à la surface de la peau. Sur une séance de 20 minutes, soit 1 200 secondes : 0,040 × 1 200 = 48 J/cm².
C'est le chiffre qui devrait figurer sur toutes les fiches produit. Il y figure rarement.
Pourquoi huit longueurs d'onde ne valent pas mieux que quatre
Un masque dispose d'un budget de diodes. La surface d'une coque est finie, et chaque diode occupe une place qu'aucune autre n'occupera.
Répartissez ce budget sur huit longueurs d'onde au lieu de quatre, et chaque longueur d'onde reçoit deux fois moins de diodes. Donc deux fois moins de puissance à la surface de la peau. Donc deux fois moins de dose, à durée de séance égale.
Le nombre affiché sur la boîte augmente. La dose que reçoit votre peau diminue. Ce n'est pas un avis, c'est une division.
Notre choix : quatre longueurs d'onde, 576 LED. Le vert 520 nm qui aide à unifier le teint, l'ambre 580 nm qui aide au confort des peaux sujettes aux rougeurs, le rouge 630 nm qui aide à lisser les ridules et à raviver l'éclat, le proche infrarouge 850 nm qui pénètre en profondeur. Quatre longueurs d'onde documentées et correctement dosées plutôt que huit annoncées.
La densité ne vaut que par sa couverture
576 LED ne servent à rien si elles s'arrêtent aux pommettes.
Beaucoup de masques laissent la zone péribuccale découverte : la lèvre supérieure, les commissures, le menton. C'est précisément là que se marquent les ridules verticales, les sillons nasogéniens et les plis d'amertume.
Notre coque descend sous le nez et diffuse sur cette zone les mêmes longueurs d'onde que sur le reste du visage. Quand vous comparez deux masques, regardez où s'arrête la coque avant de regarder combien de diodes elle contient.
L'origine, et pourquoi celle-ci se vérifie
La Corée du Sud est le cœur industriel de la photobiomodulation domestique. C'est là que la densité de diodes, la calibration des longueurs d'onde et les coques moulées en 3D sont devenues une spécialité plutôt qu'un argument.
Nos appareils y sont fabriqués. Ils portent la certification KC, le régime de conformité coréen, en plus du marquage CE et de la directive RoHS.
La certification KC mérite qu'on s'y arrête : elle ne s'obtient qu'en passant par le régime coréen. C'est une origine qui se prouve, pas qui s'affirme.
Prenez les fiches des masques que vous comparez et cherchez le pays de fabrication. Beaucoup ne l'indiquent nulle part. C'est une information qu'une marque publie volontiers quand elle en est fière.
Les sept chiffres à vérifier avant d'acheter
- L'irradiance, en mW/cm². Sans elle, la dose ne peut pas être calculée. Son absence est en soi une réponse.
- La dose par séance, en J/cm². C'est ce que reçoit réellement la peau.
- Le nombre de diodes, et la surface couverte. Les deux ensemble, jamais l'un sans l'autre.
- Les longueurs d'onde, en nanomètres. Pas en couleurs, en nanomètres.
- L'absence d'UV et de lumière bleue à longueur d'onde nocive.
- Le pays de fabrication et les certifications. CE pour l'Europe, KC pour la Corée, RoHS pour les substances.
- Une étude, avec son effectif, sa durée et son protocole. Un pourcentage sans protocole n'est pas un résultat.
Nos chiffres, puisque nous les demandons aux autres
- 576 LED sur toute la surface du visage, du front au menton
- 4 longueurs d'onde : 520, 580, 630 et 850 nm
- 40 mW/cm² à la surface de la peau, soit 48 J/cm² par séance de 20 minutes
- Fabriqué en Corée du Sud · CE · KC · RoHS
- Sans UV, sans lumière bleue, sans chaleur
- +13,6 % de densité cutanée à 3 semaines, masque associé à une crème, étude clinique sur 20 personnes
Étude clinique conduite par un laboratoire tiers · 20 personnes de 25 ans et plus · visage · 3 semaines, une séance de 20 minutes chaque soir · masque associé à une crème · mesures instrumentales avant / après, sans groupe témoin · aucun effet secondaire rapporté. Irradiance et dose : valeurs déclarées par le fabricant. Les résultats varient selon le type de peau et la régularité d'utilisation. Appareil de luminothérapie LED à usage cosmétique personnel : ce n'est pas un dispositif médical et il ne remplace pas un avis dermatologique.
Vingt minutes, quatre à cinq soirs par semaine
Un dernier chiffre, qui compte autant que les autres : la régularité. La photobiomodulation agit en cure. Notre recommandation tient en une ligne : 20 minutes par séance (10 pour les programmes ambre et vert), 4 à 5 soirs par semaine pendant 4 semaines, puis 2 à 3 en entretien. La séance passe en premier, sur peau nettoyée et sèche, et vos soins juste après.
Ce n'est pas le protocole de l'étude citée plus haut, menée chaque soir pendant 3 semaines avec le masque associé à une crème. Un protocole d'étude sert à mesurer, pas à composer votre routine.
Un masque très dense utilisé une fois par mois aidera peu. Un masque correctement dosé, utilisé quatre à cinq soirs par semaine, a le temps d'aider la peau.